1990 Centre de Conférences Internationales, CCI

Je me souviens des années 80. Les années communication, les années cultures. Les années de la transparence. Les années de la performance.
Je me souviens de la naissance de l’Europe.
Je me souviens de l’abolition des frontières, l’effondrement des murs.
Je me souviens de l’accélération de l’histoire, surtout à la fin des années 80.
Je me souviens de certains mots : coopération, consensus, normalisation et d’une petite phrase : « Les événements punissent ceux qui sont en retard sur la vie ».
Je me souviens de la commémoration de la Révolution française. Le défilé de Jean Paul Goude. La puissance des images. La puissance des symboles. Les cent ans de la Tour Eiffel.
Je me souviens du sommet des Sept. L’effervescence dans Paris, capitale internationale. On parlait de la mise en place d’un gigantesque dispositif de sécurité. Sophistication, efficacité, discrétion de la sécurité ; pour nous, spectateurs de l’événement, prévalait l’image affichée de la détente.
Je me souviens des Grands projets du Président. Projets pour la plupart implantés le long de la Seine. Il en a toujours été ainsi. Paris et son fleuve : un paysage où se lit la stratification de l’histoire, au travers de célèbres jalons qui ricochent d’une rive à l’autre.
Je me souviens que le dernier des Grands projets était le Centre  de Conférences Internationales. C’était dans la logique de l’époque. Nous nous sommes dit, alors, que ce projet devait, dans sa conception, cristalliser les aspirations du moment et préfigurer l’avenir par sa capacité à capter les énergies et par son ouverture sur la vie.

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