1996-2004 Centre de secours

La vie d’un centre de secours fait référence sous tous ses aspects à la notion d’efficacité. Efficacité dans le traitement de l’urgence, nécessité absolue qui suppose une centralisation de l’information et une organisation très stricte des espaces pour favoriser le rassemblement des hommes dans un délai optimum. Efficacité dans la gestion du lieu avec, pour conséquence, une adéquation optimum des espaces à leur fonction. C’est de la justesse de la réponse à la problématique posée que naît l’esthétique du bâtiment, la lisibilité parfaite du fonctionnement étant alors portée au rang de représentation de la fonction. L’utilisation optimale du site conduit à une organisation de la caserne en U, autour de la cour d’exercices. L’unité de maintenance prolonge la caserne de part et d’autre. Les locaux de détente et de restauration ainsi que l’administration bénéficient dans l’aile centrale d’une orientation au sud et d’une vue dégagée sur la cour. Les chambres collectives sont situées à l’étage, à l’aplomb des remises. Clairement dissociés, les logements des familles surplombent le centre de secours, accessibles depuis l’Avenue de la République  par de majestueux halls vitrés. Ils disposent d’une triple orientation qui permet à chacun d’échapper visuellement à l’univers de la caserne. Les séjours en pont, en surplomb du futur parc, créent de larges transparences que la lumière traverse de part en part. La caserne est une enceinte militaire. Le socle monolithique épouse les limites du site et en réalise la clôture. Il est infranchissable ; aucune ouverture sur rue, sauf l’entrée et la sortie des camions. Un seul matériau en façade, l’inox, plein ou perforé. Pour renforcer la notion de massivité, les coiffes du parement sont soudées. La limite du bâti se lit ainsi comme un créneau régulier qui rappelle d’anciennes forteresses. L’inox aux larges ondes est alors poli pour jouer de l’effet miroir et signifier, par le reflet intégral, l’interdiction d’entrer.

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