1986-1988 Onyx

Le contexte : d’une part un parking en V tronqué, gigantesque aile brisée légèrement penchée vers un lac que bordent des surfaces commerciales; puis le parc lui-même, organisé autour du lac. Ici coexistent dans une dichotomie totale la représentation de l’enfer, sur la dalle, et celle du paradis, dans la nature. Le centre culturel ne peut résoudre à lui seul les contradictions du site. Le domaine de l’action est alors élargi. L’intervention étendue au paysage vise par l’exacerbation des caractéristiques des systèmes en présence, à dégager du lieu une poétique forte et unitaire. Le parking était grand. Nous l’agrandissons encore en en terminant la pointe. La plate-forme tronquée devient objet géométrique autonome. Sa pointe bascule et s’enfonce dans l’eau. Il n’y a plus de rupture entre les deux systèmes mais superposition. Le parking devient l’élément porteur des signes de l’artificialité. Le centre culturel s’y implante. Pour exister dans l’immensité du paysage, il joue tous ses atouts. Son volume émerge du bitume de façon contrastée. Cubique, compact, densifié au maximum. Aucun élément de comparaison avec les centres commerciaux environnants. Aucune référence à l’échelle. Aucun signe. Pas de couleur. Onyx fait partie du parking sans pour autant s’y fondre. Il reste énigmatique et ne laisse passer par sa peau en caillebotis que des informations fragmentaires et incitatives.

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